La CEDEAO entre sauver un syndiqué et éradiquer la dictature

La CEDEAO entre sauver un syndiqué et éradiquer la dictature
Faure Gnassingbé

Par Marcelle Apévi, togo-online.co.uk

L’équation semble difficile à résoudre au sein de cette organisation qui se veut pour le peuple. Présidée par Faure Gnassingbé avec d’ailleurs un mandat qui est pratiquement à termes, la CEDEAO est à la croisée des chemins. Difficile choix entre sauver Faure Gnassingbé, syndiqué, et éradiquer la dictature en permettant au Togo de rentrer dans la famille des pays démocratiques de la sous-région Ouest-Africaine. Et pourtant, c’est aussi facile que l’eau de roche, si ces chefs d’Etats se soucient réellement des peuples.

La dictature qui sévit au Togo est vieille de plus de 50 ans, empêchant tout projet de développement. La seule avancée notoire et tangible qui saute aux yeux, est bien évidemment l’enrichissement vertigineux de Faure Gnassingbé et ses sbires, au détriment d’un peuple aux abois. Pas moyen de manger au moins deux fois par jour ; pas moyen de se soigner convenablement ; pas moyen d’étudier dans de bonnes conditions ; pas moyens de travailler dans des conditions minimales. Le pays est dirigé comme une épicerie dira le député Ouro-Akpo Tchagnao.

Depuis le 19 Août 2017 et les années qui ont précédé cette date héroïque, le peuple Togolais ne cesse de manifester sa soif et son désir ardent d’une alternance pacifique. Des sacrifices énormes ont été faits par le peuple avec la vie de l’homme, la chose la plus sacrée que tout citoyen préserve au péril de la vie. Hélas, le tyran refuse d’entendre raison.

Il est donc claire aujourd’hui que l’alternative la plus appropriée pour que le pays ne sombre pas définitivement dans le chao, situation qui emballera forcément la sous-région qui jouit d’une stabilité égoïste, c’est celle qui donne au peuple, ce qu’il désire : L’ALTERNANCE.

Que peut faire d’autres cette CEDEAO ? Sauver le syndiqué qui manque de respect à tout le monde sur le continent et défis l’autorité de son peuple qu’il tue, emprisonne et chasse ? Ou donner au peuple Togolais, l’élément clé qui va renforcer la paix souhaitée pour la sous-région ?

Le faux pas de la CEDEAO a été de porter ce jeune “dictateur sanguinaire” à la tête d’une organisation qui prône la bonne gouvernance, la liberté des peuples, la démocratie. Il faut déjà que ces chefs d’Etat que d’aucun qualifie de voyous sauvent la face de l’organisation en mettant hors circuit ce fils à papa qui ne juge que par une armée tribale au service de coups d’Etats d’autres présidents. Le cas du Burkina Faso doit édifier ces messieurs appelés à sauver l’honneur.

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