Apédo-Amah : Quand l’opposition reconnait son erreur d’avoir abandonné les manifestations, que doit-elle faire pour corriger le tir ?

Apédo-Amah : Quand l’opposition reconnait son erreur d’avoir abandonné les manifestations, que doit-elle faire pour corriger le tir ?

Par Serge Lemask, togo-online.co.uk

Quand le vice-président de l’ANC, Patrick Lawson, reconnaît dans une interview que ” L’abandon des manifestations est une erreur parce que c’est la seule arme qu’ils avaient “, faut-il s’en réjouir ? Le fait qu’il conforte nos analyses, ne peut en aucun cas nous réjouir dans la mesure où c’est notre peuple qui souffre des errances stratégiques de la lutte de libération. Cet aveu que les autres reconnaissent sans l’avouer, est stratégiquement positif, car elle est l’expression d’un refus de foncer dans le mur de la stupidité et d’un échec garanti.

Alors que faire ? La solution consiste-t-elle à continuer à négliger cette arme et courir après des élections frauduleuses garanties ? Quand nous lisons des interventions du PNP qui refusent et se désolidarisent des manifestations, nous pensons que cette opposition est tombée sur la tête. La trahison n’est pas loin, lorsque nous assistons à des querelles de chats et de chiens entre l’ANC et le PNP avec tout le dénigrement qui les accompagne. Les éternelles criailleries qui ont toujours opposé les deux partis prééminents de naguère (CAR- UFC, CAR-ANC), revoient le jour avec le PNP et l’ANC sur fond de stratégie électoraliste. L’élection piège proposée par la CEDEAO aiguise les appétits. Qui va être le parti leader ? Telle est la seule préoccupation qui vaille aujourd’hui. Pour cette opposition, l’essentiel est ailleurs. Pourquoi est-il ailleurs ? Des propositions de candidats sont brandies ici et là accompagnées de dénigrements des potentiels adversaires de l’opposition. L’on est alors en droit de se demander si ce sont Atchadam et Fabre qui sont les dictateurs au pouvoir.

(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});

Pendant ce temps, la Ceni fonce tête baissée pour mettre en marche la machine à fraudes. Et que font nos opposants ? Ils pleurnichent lamentablement.

Avec quelle arme pourront-ils se faire entendre puisqu’ils ont jugé que le peuple est négligeable face aux grands politiciens qu’ils sont ? Le drame de cette opposition, c’est que plus personne n’ose appeler les populations pour une marche. Soit on les annule, soit en s’en désolidarise lâchement!
Quelle opposition de merde! Les piètres calculs politiciens nous conduisent vers des horizons de pleurs et d’amertume.

Pourquoi critiquer les chefs d’État de la CEDEAO puisque c’est cette opposition elle-même qui lui a tendu la perche de son impuissance en renonçant à la rue ? Une facilitation tient aussi compte des rapports de forces avant d’avancer ses propositions.

Finissons avec la question essentielle qui préoccupe tous les Togolais : après l’aveu d’échec, que fait cette opposition de l’arme que constitue le peuple pour chasser Gnassingbé du pouvoir ? Question à mille francs.

Ayayi Togoata APEDO-AMAH

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.