Faire démissionner l’UFC pour avancer, question de logique et de droit

Faire démissionner l'UFC pour avancer, question de logique et de droit

Par Lucien Hounkanli, togo-online.co.uk

L’exécution de la décision de recomposition de la CENI provoque une vraie fausse confusion qui alimente passionnément le débat. De pseudos connaisseurs qui ont noyé leur logique intoxique l’opinion, soutenant bêtement cette traitrise d’un parti qui ne se résume qu’à un petit cercle d’intérêt incarné par la famille HOMAWOO.

Le président du PRR, Nicolas Lawson s’invite au débat et accentue la confusion. Selon lui, “Un accord d’un parti politique avec un autre pour former un gouvernement, ne fait pas d’eux le même parti. L’UFC n’est pas UNIR”.

Pour désintoxiquer l’opinion, Maître Raphaël Kpande-Adzare poste un écrit et parle de logique et droit. “juridiquement, la démission n’est pas seulement un acte volontaire; elle peut aussi être un acte forcé. Tu peut démissionner comme on peut te démissionner. Et ici, il s’agit de l’exécution d’une décision de la CEDEAO, donc on n’a pas trop besoin de la volonté des personnes qu’elle implique. Toute autre attitude relève du forcing, et frise le ridicule.” indique le deuxième porte-parole du Front Citoyen Togo Debout (FCTD).

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1. Théoriquement Oui par rapport à La Loi portant Statut de l’opposition, pratiquement non, par rapport à La définition juridique de l’opposition, aux pratiques des oppositions dans une démocratie comme contre pouvoir dans la cité, comme critiques de l’action du gouvernement ! Or l’UFC est au gouvernement depuis 2010 en vertu d’un Accord!, je dis bien d’un Accord politique. La conséquence est claire : l’UFC étant aux affaires, au gouvernement, ne peux pas critiquer les actions du gouvernement, sauf à être hypocrite ou à scier la branche sur laquelle on se tient.

2. En réalité, ce débat ne devrait pas être dans la mesure où l’actuelle CENI étant politique, le Comité de suivi a voulu la composer en fonction des forces en présence, des acteurs de la crise ou du dialogue pour être plus précis! C’est pourquoi le Comité de suivi (qui a pour mission de résoudre cette crise née du climat de méfiance) leur (les acteurs du dialogue qui se méfient des uns des autres) a laissé le soin de choisir les membres de cette CENI. Or l’UFC n’est pas un acteur du dialogue! Donc la C14 n’était pas tenue de lui donner un siège à la CENI, même si l’UFC est aujourd’hui représentée au Parlement.

3. Enfin, une lecture combinée des événements du 23 septembre 2018 (date de la recomposition de la CENI par le Comité de suivi de la CEDEAO) et ceux du 30 septembre 2018 (date à laquelle la C14 a envoyé la liste de ses représentants au Président de l’Assemblée Nationale), tous ceux qui ne se retrouvaient pas sur la liste de la C14, ni sur celle de UNIR devraient purement et simplement démissionner. Je voudrait rappeler que juridiquement, la démission n’est pas seulement un acte volontaire ; elle peut aussi être un acte forcé. Tu peut démissionner comme on peut te démissionner. Et ici, il s’agit de l’exécution d’une décision de la CEDEAO, donc on n’a pas trop besoin de la volonté des personnes qu’elle implique. Toute autre attitude relève du forcing, et frise le ridicule. C’est de la politique politicienne!

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