Festival d’injures et d’incantations au 2 Février : Le RPT/UNIR supplante t-il la CEDEAO ?

Festival d'injures et d'incantations au 2 Février : Le RPT/UNIR supplante t-il la CEDEAO ?
Ilustration

Par Serge Lemask, togo-online.co.uk

L’on aurait bien voulu assister à des échanges responsables entre le fameux comité de Suivi de la CEDEAO et les protagonistes de la crise sociopolitique Togolaise. Hélas, un voyage de figuration donc. Une déception s’empare logiquement mais maladroitement des esprits face à une sorte d’ascendance du régime dictatorial, un an après ce soulèvement populaire à travers lequel le peuple Togolais a relancé la lutte pour l’indépendance, la démocratique et l’État de droit.

La venue du très attendue comité de suivi n’a pu apporter grand chose à part quelques points qui méritent d’être classés parmi les acquis. D’après nos informations, la délégation de la CEDEAO aurait remis au gouvernement du Togo, un document portant modalité de mise en œuvre des recommandations formulées par la CEDEAO à l’endroit du Togo.

Selon le contenu dudit document, une mission claire serait décidé et soumise au gouvernement, portant stratégie et canevas de mise en œuvre des recommandations à savoir:
– la prise entièrement en main de la question du fichier électoral pour le rende crédible;
– l’envoi de deux experts de la CEDEAO à Lomé le 17 Septembre 2018 pour travailler le fichier et le reprendre entièrement sous l’égide de la CEDEAO;
– l’envoi de 20 observateurs au Togo pour préparer le processus électoral, avec la prise en compte du vote de la diaspora. Les deux experts de la CEDEAO sont mandatés pour auditer en intégralité le fichier électoral;

– l’envoi d’un expert constitutionnaliste de la CEDEAO au Togo pour prendre en main l’épineuse question des réformes constitutionnelles et institutionnelles;
– la mise en place d’une mission d’observation sécuritaire pour suivre le comportement et l’agissement des acteurs avant, pendant et après les élections. La mission fondamentale est d’assurer la sécurité des acteurs politiques et le peuple togolais durant le processus électoral.

Les facilitateurs décideront de la recomposition ou non de la CENI
Une lecture intelligente de ces points évoqués semble rassurer quant à une prise en compte partielle des préoccupations du peuple Togolais. Si nos informations sont fidèlement aux éléments à nous confiés par notre source, nous pouvons alors dire sans ambages que le Comité de suivi se positionne sur des pistes susceptibles de conduire à la tenue des élections sous l’égide de la communauté internationale notamment la CEDEAO.
Nombreux sont ces acteurs qui ont toujours clamé, au cas où Faure Gnassingbé serait dans sa logique de présidence à vie et élections frauduleuses aux résultats truqués, la tenue de scrutin organisés et supervisés par la communauté internationale. On dirait que les signes précurseurs de cette solutions sont esquissés par le Comité de suivi qui a manqué de peser devant les agitations sulfureux du RPT/UNIR qui reste fidèle à son slogan cinquantenaire : le chien aboie, la caravane passe.

Que faire alors? C’est la grande question, en dehors de celle qui a tendance à remettre en cause la crédibilité de cette CEDEAO là qui en 2005, a adopté une stratégie pareille pour duper le peuple Togolais. Faut-il avoir une confiance aveugle à cette CEDEAO, syndicat des chefs d’État voyous? Que faire? La réflexion reste ouverte. Le temps nous le dira.
Marcelle APÉVI

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