Le titre de professeur de Dodzi Kokoroko est-il usurpé?

Le titre de professeur de Dodzi Kokoroko est-il usurpé?
Professeur Dodzi Kokoroko

Par Marcelle Apévi, togo-online.co.uk

Dodzi Kokoroko à la barre. Un universitaire vous interpelle sur l’authenticité de votre titre de professeur. Et le silence tomba sur ce couloir où le bras de fer engagé par l’accusé contre Victor Topanou, professeur d’université au Bénin.

Cette interpellation fait suite au retrait de façon théâtrale de la plainte, des plaintes dois-je dire, portée par le président de l’Université de Lomé (UL) contre Victor Topanou, l’homme qui devient en fin de compte, le grain de sel ou le cailloux dans lames bottes du bras droit de Faure Gnassingbé.
Bande de faussaires craignons-nous que constitue ce couple idéal qui mène la vie dure au peuple Togolais, tout deux obsédés par le titre Président. L’un en profitant pour nuire à ses collègues vrais professeurs d’université, l’autre terrorisant un peuple appauvri par la dictature et la gestion scabreuse des affaires du pays comme l’a instauré son géniteur, Gnassingbé Eyadéma.

Qui se ressemblent s’assemblent dit-on. Le silence de Dodzi Kokoroko semble coupable. Puisque dans sa lettre ouverte, l’universitaire qui interpelle le président, indique que l’homme ne conteste pas l’authenticité de l’attestation du CAMES dont s’est procuré Victor Topanou mais plutôt fait feu de tout bois pour s’attaquer à la source de procuration de ce document finalement confidentiel qui expose le faux et usage de faux dont se prévaut Dodzi Kokoroko pour narguer ses collègues et aussi le peuple Togolais.

L’homme avait organisé un colloque à Lomé pour servir des âneries à l’opinion sur la question cruciale et sensible des réformes constitutionnelles, après que lui et l’activiste Awa Nana aient échoué dans leur mission confié à eux par Faure Gnassingbé et ses zouaves.

A présent qu’à travers cette lettre ouverte, l’universitaire qui garde l’anonymat rend clameur ce qui était jusque-là caché à l’opinion, il est nécessaire que Dodzi Kokoroko sorte de son silence pour clarifier cette vérité qui le rend ridicule vis-à-vis de ses collègues du Bénin. Il ne fallait peut-être pas s’attaquer à Victor Topanou, si l’on savait que celui-ci allait aller au bout de la logique pour se faire respecter. L’on attend donc non seulement un démenti mais aussi une exposition de l’attestation qui fait de Dodzi Kokoroko, ce professeur exceptionnel nommé par Faure Gnassingbé.

Si l’homme garde son silence et refuse de le faire, vu que cette vérité entache l’image du Togo, le procureur de la République doit ouvrir une instruction pour que la vérité soit connue et révélée aux yeux du monde. Au cas où le procureur aussi, étant oiseau de même plumage que les faussaires ne le ferait pas, il serait judicieux, pour l’accusateur, Victor Topanou d’intenter une action judiciaire contre le faussaire afin d’éviter qu’on pense ou qu’on dise de lui, complice d’une action diffamatoire pour nuire au vrai professeur, Dodzi Kokoroko, peut-être par jalousie de son titre exceptionnel et providentiel.

Lire la lettre ouverte

LETTRE OUVERTE

Au Professeur Dodzi KOKOROKO,
Président de l’Université de Lomé

Mon cher Président,

Il est temps que vous puissiez dire à l’opinion et à la communauté universitaire si l’accusation d’usurpation du titre de professeur titulaire en droit public et sciences politiques lors de votre nomination par décret présidentiel relève d’une erreur administrative ou d’une volonté délibérée de tromper.

En effet, je suis rentré il y a quelques jours d’une mission de Cotonou et les discussions avec mes collègues du Bénin ont très vite été orientées vers la plainte en diffamation que vous avez portée à l’endroit de leur confrère béninois, M. Victor TOPANOU, Directeur de l’école doctorale des sciences juridiques, politiques et administrative. Les collègues béninois racontent que vous aviez porté plainte à Cotonou et à Calavi contre M. TOPANOU pour diffamation et les audiences étaient prévues les 17 et 19 octobre 2018. Le 17 octobre, ni vous ni vos représentants n’étaient présents à l’audience de Cotonou et dans la journée du 17 vous avez annulé la procédure en procédant, par voie d’huissier au retrait de la plainte. Ils se sont littéralement moqués en m’informant que vous aviez même envoyé un huissier pour rappeler à M. TOPANOU qui s’était procuré une copie de votre attestation de titularisation par le CAMES, qu’il s’agissait là d’un acte administratif individuel et personnel. Et vous avez de surcroit exigé toujours par voie d’huissier que M. TOPANOU vous dise comment il est entré en possession de votre attestation. Vous auriez même adressé au Secrétaire Général du CAMES un courrier dans ce sens, donnant alors l’impression de ne pas contester l’authenticité du document mais de vous focaliser sur l’origine de « la fuite ».

Monsieur le Président, vous êtes une grande personnalité et cette saga judiciaire n’honore ni votre personne, ni notre institution universitaire que vous représentez jusqu’au-delà des frontières. Face aux railleries de nos collègues, j’avoue que je n’avais aucun argument pour vous défendre. Il est temps je crois, que vous preniez l’initiative de rendre publique votre attestation de titularisation afin de clore définitivement ce débat.

Comptant sur votre sagacité juridique, je sais que vous ne manquerez pas d’apporter la lumière sur cette affaire qui a suffisamment éclaboussé notre institution.

Je vous remercie

Un universitaire

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