LA COMMUNAUTE AFRICAINE DE ROYAUME UNI TRES MOBILISE AUTOUR DU GRAND PROJET CITOYEN DIASPORA AFRICAINE DE SOKODE : Entretien

LA COMMUNAUTE AFRICAINE DE ROYAUME UNI TRES MOBILISE AUTOUR  DU GRAND PROJET CITOYEN DIASPORA AFRICAINE DE SOKODE : Entretien

Mr Koffi Sylvain SASSE, est le Directeur Général de la société de projet dénommée Société de Gestion du Centre d’Affaires de Sokodé (SOGECASO) et Secrétaire Général de l’Agence pour le développement d’Afrique centrale et francophone (ADAC-www.adac-europe.org). Notre invité a été également Conseiller Spécial en Charge de la diplomatie auprès de la Coordination du Collectif de la Résurgence de la Diaspora(CRD) et ancien journaliste d’investigation-écrivain. Cet Ex Secrétaire Général Adjoint de l’Association de la presse panafricaine (APPA), nous a reçus en 2016 pour nous faire part des aspects des projets citoyens Diaspora africaine de construction de centres commerciaux dans les villes d’Aného et de Sokodé initiés en 2014. Sauf, qu’entre temps, celui d’Aného a été abandonné. Pourquoi Sokodé ? Qu’est ce qu’il s’est passé pour que la ville d’Aného, n’ait pas été retenue ? Quel business modèle pour cet Ensemble commercial pour créer une économie circulaire et développer les emplois locaux ? Ces emplois locaux permettront d’enrayer partiellement le développement galopant de l’exode rural et résoudre sensiblement par ricochet la crise migratoire des jeunes africains en général et togolais en particulier en créant un deuxième pôle togolais de croissance économique à Sokodé. Pour atteindre ses objectifs, plusieurs aspects ont été intégrés dans ce projet citoyen diaspora africaine entre autres les structurations de filières agricoles et le Data center commercial qui créera à lui seul plus de 2000 emplois directs et indirects, avec les entreprises de start ups. L’économie du sport a été pensée et programmée par une proposition de fusion des trois équipes sportives de la vie en une, qui sera dénommée SEMASSI FC. Cette grande opération économique de toute l’histoire du Togo, est appuyée par plus de 3000 entreprises de la diaspora africaine sur les 30 millions d’africains que compte cette diaspora. Ce sont là, les questions qui ont été abordées avec notre invité au cours de ce long entretien de trois heures dont voici l’intégralité.

Depuis notre dernier entretien en 2016, sur ce Projet citoyen diaspora africaine de construction de centres commerciaux à Aného et à Sokodé, pourrez-vous nous faire part de l’état d’avancement ?

Sylvain Koffi SASSE : Le projet a beaucoup évolué de Septembre 2014 où il a été initié. Que ce soit l’appel à financement participatif à l’endroit des membres de la diaspora africaine, des organisations et groupements professionnels africains et des corps de métiers, pour financier les études préliminaires et autres études. Sur le plan managérial une évolution notable a été observée, par .la création de la Société de Gestion du Centre d’Affaires de Sokodé(SOGECASO) . Son siège est à Sokodé. Une Antenne EUROPE a été créée pour proposer des offres et services à la Diaspora africaine et des investisseurs privés étrangers. Son adresse est : La SCI-SOGECASO -ANTENNE EUROPE, 20 Bis rue Louis Philippe 92200 Neuilly sur Seine (France).-Contact courriel : sci.sogecaso@gmail.com

Notre site internet www.shopping-in-sokode.com est en cours de construction. Aussi, faut-il souligner que ce rapide avancement du projet est lié à plusieurs facteurs entre autres le fait que nous avons associé les membres de la diaspora africaine (Béninois Congo, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, etc ), les petites et moyennes entreprises nationales et internationales et les groupements d’artisans comme le Groupement interprofessionnel des artisans du Togo( GIPATO-Région Centrale.

Une première : les membres de la Diaspora africaine ont participé à l’appel à financement participatif…

Sylvain Koffi SASSE : oui. Il y a même des occidentaux. Certains l’ont financé avec une partie de leur épargne retraite car ils ont cru au business modèle du projet. Par exemple, Mr AGANAHI Clément, PDG de WESTAF Group et d’ENSIATE a répondu favorablement à l’appelé. Outre, sa participation, il a mis son carnet d’adresses à notre disposition, pour dénicher les investisseurs. Mr Jérôme LE GRELLE, PDG du groupe français Convergences CVL-CBRE (www.convergences-cvl.com), avec qui nous avons initié les projets des villes d’Anecho et de Sokodé en 2014, au même moment que ceux des villes de Pointe Noire(Congo) et de Conakry(Guinée), nous a toujours assistés à chaque phase et difficulté. Il a accepté d’être le principal acteur en mission d’assistance et de conseils à Maitre d’Ouvrage pour la réalisation et la programmation du projet des deux centres commerciaux. Mr Kevin LOGNONE, vice-Président de la association des Cadres et Dirigeant Bretons(ACB) a accepté lui aussi d’assumer la Charge de la relation internationale. C’est la participation de tous ces acteurs qui nous a permis de créer une dynamique autour du projet laquelle a rassuré les investisseurs privés étrangers. Par ailleurs, en dehors de l’appel à financement participatif, d’autres acteurs par contre ont mis leurs carnets d’adresse à contribution.

Faut-il dire grand merci à tous ces acteurs, pour leur engagement pour notre pays..

Sylvain Koffi SASSE : Effectivement, nous tenons à les remercier ici, Mr François ASSELIN, Président national de la confédération des PME(CPME)en France, Mr Jérôme LEGRELLE PDG du groupe français Convergences-CBRE, à Mr Didier RENAUD, Président de l’ADAC et membre de la commission Afrique de la CPME, à Mr Claude GOASGUEN, Ancien Ministre français des réformes de l’Etat de la Décentralisation et de la Citoyenneté et Membre de la Commission Affaires Etrangères du Parlement, Mr Clément AGANAHI, PDG du groupe d’ENSIATE et de WESTAF Group, Dr Eric ADJA Directeur Général de l’Organisation internationale de la Francophonie en Afrique de l’Ouest avec Siège à Lomé, à Maitre Dorcas Ruth ADJOVI et son équipe du Cabinet DSAvocats, à Mme Bernadette AMOROS, Présidente de MADE France, les membres de MADE Togo, à Mr Koffi Pierre ALANDA d’ALABDABIO, Mr Olivier LAURAIN d’EUREKA Consulting, Mr Atcha TCHAKPEDEOU, Président de la Délégation Spéciale de Sokodé, à Mr TCHAGNAO et ses membres de GIPATO-Sokodé, à Maitre Tchassona TRAORE, aux géomètres et architectes locaux, entre autres Sabrine BAKO, et Bikliwe ADOM, à Dr Edem Atsu KWASSI, Mr Sylvain AMOS, à AGOROH Lopez, a Ferdinand AYITE, à Mme Rachel DABLA, à tous les confrères, et aux femmes d’affaire du Bénin, entre autres Mme CAPOCHICHI pour leur aide immense. Et enfin à Mr Jean SASSE du groupe français Vinci- Construction, à Mr Rudiger SASSE de SASSE.Distillerie (www.sassekorn.de), à Mme Faustine LAWSON de Joyce Events.

Vous avez donc beaucoup d’acteurs,…

Sylvain Koffi SASSE : Effectivement, d’où notre slogan << Ensemble bâtissons l’humanité >>. Toutefois cette multitude d’acteurs ne nous a pas permis d’éviter les manœuvres des autorités locales de la ville d’Aného qui nous ont contraints à abandonner le projet dans cette commune.

Pourtant vous nous avez confié lors de notre dernier entretien de 2016 que ce sont les villes d’Aného et de Sokodé qui ont été retenues. Pourrez-vous nous expliquer les mobiles de cet abandon de la ville d’Anécho

Sylvain Koffi SASSE : L’abandon du projet de la ville d’Aného est lié à la mauvaise foi des autorités locales plus précisément le Président de la Délégation Spéciale. .Pour un centre commercial moderne à la taille de ville d’Aného, il faut au minimum 9000 mètre carré. Or le foncier que la Délégation Spéciale nous a proposé, est partiel et composé de deux sites séparés de d’une superficie totale de 65A 48ca. Nous leur avons expliqué que pour des raisons techniques et de rentabilité du projet, il est nécessaire pour nous d’avoir un foncier unique. Nous avons demandé à la commune si elle pourrait nous trouver un site au niveau de l’entrée de la ville d’Aného près du péage. Depuis le Président de la Délégation Spéciale Mr Ayi AYIVI donne des rendez-vous à nos émissaires à Aného qu’il ne respecte pas. Il ne prend même pas la peine de présenter ses excuses. Nous l’avons téléphoné à plusieurs reprises. Dès fois il ne prenait pas l’appel et ne rappelait même pas. Un baron du parti au pouvoir RPT- l’UNIR, l’a relancé à plusieurs reprises en vain. Après tout, nous avoir compris son jeu de dilatoire qui ne nous intéressait pas. Les experts, autres conseillers, partenaires et le bureau de l’Agence pour le Développement d’Afrique centrale et Francophone (ADAC ont suggéré d’abandonner le projet d’ Aného. Un d’eux furieux, confiait << …C’est triste pour l’Afrique. On ne peut pas à chaque étape d’un projet à l’état préliminaire donner de l’argent. S’il n’a pas compris l’opportunité du projet pour sa ville tant pis pour lui. Il a oublié que si nous réalisons ce projet, ce sera à son actif vis-à-vis de ses concitoyens et du gouvernement…. >>.

Sokodé, est un bon élève alors ?

Sylvain Koffi SASSE : Seule la Délégation Spéciale de Sokodé a fait preuve d’un patriotisme sans égal en manifestant sa bonne foi. Le Président de la délégation, Mr TCHAKPEDEOU me confie << Cher Sylvain tout ce qui est pour Sokodé, vous pourrez m’appeler en importe quel moment >>. La commune de Sokodé a même déboursé de fonds dans certains aspects du projet, mobilisé les artisans et les organisations professionnelles entre autres GIPATO à participer à l’appel financement participatif.. Voilà en quelque sorte les évènements qui ont permis de maintenir uniquement le projet de Sokodé. Quant aux polémiques de certains togolais qui n’ont pas participé au financement participatif et qui critiquent le choix de Sokodé au détriment de la capitale Lomé, arguant que Sokodé est un village par rapport à Lomé. C’est leur problème. Nous sommes dans l’actions et nous sommes persuadés que nous n’avons pas de leçons de management ou de choix stratégique à recevoir ceux qui parlent mais ne font rien leur pays. Pire, ils ne connaissent pas notre business modèle, qu’ils gardent leur master et leur Doctorat en économie pour les verbiages numériques sur les réseaux sociaux. Nous leur donnons rendez-vous dans 5 ans, si, Sokodé peuplé de 180.000 habitants, est un village par rapport à la. Capitale Lomé, ils nous le diront.

Mais à part la bonne foi du Président de la Délégation Spéciale Mr Tchakpedeou, la ville de Sokodé présente des atouts ….

Sylvain Koffi SASSE : Effectivement. Par exemple de nos jours si l’on prend en compte quelques exceptions, les villes africaines grandissent de façon anarchique, sans réel « schéma directeur », c’est-à-dire la définition de l’organisation de la structure urbaine en fonction de l’évolution des populations, ce qui implique de facto de penser à court , moyen et long terme, à des infrastructures qui permettront à ces villes d’évoluer et de vivre socialement et économiquement : réseaux divers, transports, assainissement, structures économiques et sociales ; qui dit absence de schéma directeur, dit plan d’occupation des sols aléatoire et densification de l’urbanisme de façon anarchique. Sokodé ne déroge pas à cette situation. Mais ces atouts naturels et historiques, nous a permis d’anticiper ces problématiques des villes africaines. Sokodé, est une ville multi centrée et double chef-lieu de la Préfecture de Tchaoudjo et de la Région Centrale. La ville est non seulement un centre administratif important, mais aussi un grand centre commercial depuis la période précoloniale. La ville s’est donc développée à l’époque précoloniale en tant que carrefour commercial sur la route du cola entre le Ghana et le Bénin, puis, aujourd’hui, comme lieu de passage obligé sur le seul axe routier nord-sud du Togo, reliant la capitale Lomé au Burkina Faso.. La ville de Sokodé répond favorablement au critère de de l’offre et de la demande dans l’immobilier commercial en raison du fait de son importance et des dix préfectures environnantes (Anié, Bassar, Bafilo, Blitta, Kante, Kara, Niamtougou, Mango, Mö Soutouboua, Tchamba etc ), et les villes de Parakou et son Port sec, Tchaourou et son aéroport internationale en construction,. De Kalalé, de Nikki., de Bembéréké, de N’Dali, de Sinendé, de Pèrèrè en République du Bénin et celles de Karaga, de Kparaou, de Savelugu-Nanton, de Salaga de Tamalé et de Yendi en République du Ghana.

Peut-on déduire que les manouvres des autorités locales de la ville d’Aného, ont seulement retardé vos chronogrammes…..

Sylvain Koffi SASSE : Surement. Mais aussi, la perte de fonds (des dépenses engagées) et les énergies des hommes et des femmes, qui se sont investis dans ce projet d’ Aného. Ces évènements constituent également une bonne opportunité pour nous car ils ont permis d’aseptiser certains acteurs et de consacrer tous nos efforts sur Sokodé. Car, l’abandon d’Aného a entrainé le retrait de certains acteurs du projet, bref ce qui ont une vision tribaliste. Nous avons avancé, redéfini et peaufiné les stratégies de notre business modèle de l’Ensemble commercial. Sokodé est la deuxième du Togo, donc une ville secondaire comme les villes de Douala(Cameroun), de Porto Novo(Bénin), ou de Pointe Noire(Congo). Le fait de construire la toute première offre commerciale du Togo, non pas dans la capitale Lomé, mais dans une ville secondaire exige une extrême expertise, une vision globale, un travail de traversabilité et .une intégration du projet dans son environnement global à savoir une parfaite concertation avec la ou les collectivités impliquées. Aussi, faut-il qu’à l’échelle de la ville de Sokodé, nous prenons en compte les autres projets ou sites existants, afin de s’assurer d’un développement équilibré, d’une bonne prise en compte des enjeux d’infrastructures, des désertes, de la destination propre à chaque zone. Une cellule de veille concurrentielle a été mise sur pied animée bénévolement par le français Kevin LOGNONE, vice-Président de l’Association des Cadres et Dirigeants Bretons et Mr Clément AGANAHI, membre de la diaspora africaine.

Vous avez tenu compte également de l’environnement du site de Komah

Sylvain Koffi SASSE : Tout à fait. A l’échelle du site de Komah qui abritera l’Ensemble commercial, nous avons tenu compte de son accessibilité et sa visibilité ont été essentielles à travailler, en prenant en compte les développements futurs en termes de projets immobiliers, d’infrastructures et de types d’activités (ces dernières vont influencer les catégories de clientèles et la nature des besoins auxquels il faudra répondre. Nous nous sommes assurés de l’impact significatif du projet, au plan urbain car il permettra de créer une véritable polarité, autour et avec laquelle peuvent venir se greffer d’autres opérations qui se développeront encore plus facilement dès lors qu’elles auront été conçues de manières globales et cohérentes. Le Président de la Délégation Spécial de la commune de Sokodé Mr Tchakpedeou s’est inscrit impérativement dans cette démarche, c’est ce qui nous permis de travailler les accès et la disposition du ou des bâtiments pour s’assurer non seulement d’un bon fonctionnement sur le site lui-même en tenant compte de tous les besoins (parkings, accès, livraisons,..) mais de sa bonne connexion avec le reste de la ville.

Pourrez-vous-nous situer géographiquement le site qui abritera l’Ensemble commercial

Sylvain Koffi SASSE : Globalement le site de Komah qui a une superficie de 12009m2 se trouve dans le quartier administratif de Komah. Il est situé dans le premier arrondissement de la ville et à une centaine de mètres à partir de la préfecture et du lycée Moderne. Le site présente un relief homogène avec une forme de pente de l’ordre de 2% de l’Est vers l’Ouest avec un petit ruisseau à quelques centaines de mètres. Le foncier est un bon sol selon nos études et présente des atouts qui permettent de développer un pôle d’activités commercial tout en maitrisant la jonction urbanistique future de Sokodé dans les 50 ans à venir.

Et, l’Ensemble commercial proprement dit…

Sylvain Koffi SASSE : L’ensemble commercial accueillera 14 moyennes surfaces, deux restaurants, une Agence bancaire, un Duty Free, un café internet, un distributeur automatique de billets, 30 boutiques ( Mode Femme, Restauration – Alimentation, Services, Beauté – Santé, Chaussures – Maroquinerie, Culture – Cadeaux – Loisirs, Bijoux et Accessoires, Mode Homme, Maison – Décoration), 50 bureaux d’entreprises, des Grands Magasins, un Centre d’incurbateur ITOGO, un Data center et des Espaces verts. Tout le centre commercial sera connecté au réseau Wifi Haut Débit. Les entreprises qui s’installeront sur le site de l’ensemble commercial bénéficieront des avantages de la zone franche. Elles auront une sécurisation de leur investissement, une transparence fiscale et pourront rapatrier leur bénéfice à tout moment.

Et, sur le plan architectural

Sylvain Koffi SASSE : sur ce point nous avons fait des efforts de réduction de coûts. Sur recommandation de Jérôme Le GRELLE, nous avons engagé deux jeunes togolais de moins de 30 ans, Mlle Sabrine BAKO et Bikliwé ADOM, qui sont épaulés par des architectes expérimentés du groupe français Convergences CVL CBRE, en raison du fait qu’ une ville est le reflet de ses populations,. La ville doit donc être pensée et être en évolution constante. Pour cela il faut que la société civile et les acteurs économiques privés puissent faire des propositions aux « Politiques ». Ces deux jeunes architectes vous donneront lors d’un entretien d’ici peu leurs explications sur le plan architectural, leur vision du Togo dans 30 ou 50 ans, les matériaux choisis, les énergies à utiliser etc .La maquette définitive sera rendue publique d’ici peu. Par ailleurs, au sein de la SOGECASO, nous n’aimons pas faire de trop bruits. Comme le disait le Pape Emrite Benoît XVI << le silence, est aussi la communication >>.

Les grandes enseignes occidentales, telles que Carrefour, Casino, Auchan, Lerclerc, Aldi, Lidl, seront-elles sur le site.

Sylvain Koffi SASSE : Certaines d’entre elles seront là. Nous ne citerons pas leurs noms y compris le Grand magasin parisien, Galerie Lafayette qui aura sa boutique sur le site. Pour des raisons stratégiques, nous vous épargnons des noms des enseignes. Avant la fin de l’Eté nous communiquerons le listing de ces enseignes. Par ailleurs, nous sommes convaincus que la structuration de la ville de Sokodé et ses préfectures environnantes soit en cohérence avec le monde rural, afin de ne pas devenir un abcès de fixation, un agrégat disparate et ingérable. Sokodé doit vivre et faire vivre avec et par le monde rural. Il y a tout une économie à imaginer : un exemple simple : approvisionnement en nourriture de la ville. Si à quelques dizaines de km le monde rural est organisé, il deviendra la source première d’approvisionnement de la ville avec une empreinte carbone réduite du fait des circuits courts et ainsi la « campagne » aura une vie solidaire du développement urbain. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, l’on peut penser aussi à l’artisanat, etc…C’est dans ces perspectives que notre vision globale du projet a intégré à ce que les supermarchés installés sur l’Ensemble commercial s’approvisionneront directement en produits maraîchers, fruits, et charcuteries dans la région. En outre, nous installerons trois ateliers de transformations bruts de produits agricoles dans les villages de Kandambara, d’Essowassina et dans un autre village en étude. Un de ces trois ateliers servira d’une petite unité de fromagerie, un autres de confiserie, etc.. Nous sommes en train de structurer des filière coopératives agricoles bio de maraichers, d’éleveurs via des experts européennes, les organisations d’agriculteurs comme AGRI BIO Provence Côte d’Azur(France). De même, nous avons eu le concours de notre compatriote Pierre ALANDA, Gestionaire de ferme agricole dans la région de Haute Provence en région Provennce Côte d’Azur.(France)..

Vous avez donc réuni toutes les conditions d’installation des enseignes et des entreprises, pour un succès du projet

Sylvain Koffi SASSE : L’immobilier commercial c’est un tout. On ne s’improvise pas aménageur du territoire.
Il faut une vision globale et un travail transversalité. C’est pour cette raison que nous avons incorporé les différentes approches dans notre business model grâce aux conseils des hommes expérimentés dans le secteur. Nous avons également anticipé certaines approches pour répondre au grand défi des entreprises de nos jours qui est la formation. Etant donné que cet ensemble commercial sera générateur de richesses, à travers 1400 emplois directs qui seront, nous avons programmé, former de 150 jeunes de niveau BAC – Plus en agents commerciaux de supermarchés et de boutiques. A cela s’ajoutera les formations de 30 responsables de coopératives agricoles qui organiseront les filières coopératives de maraichers et d’éleveurs qui approvisionneront les supermarchés du site et de 30 agents de sécurité. 500 jeunes analphabètes et non diplômés seront formés en plomberie, en électricité et en bricolage. Au total la Société de Gestion du Centre d’Affaires de Sokodé(SOGECASO) investira 1/ 7 du budget global à la formation afin que les jeunes soient opérationnels dès l’ouverture de l’Ensemble commercial de Sokodé. Tous ceux qui seront formés, par SOGECASO seront embauchés immédiatement. Nous formerons les non diplômés et analphabètes en affectant certains dans un mouvement dénommé << Mouvement d’auto construction coopérative >> et d’autres dans des entreprises de constructions qui seront sur le chantier. .Des accords ont été signés avec des organismes de formation français comme Eureka Consulting, Enjeu et développement, Alanda Bio, etc ..

A termes il y aura combien d’emplois directs et indirects.

Sylvain Koffi SASSE : Dans nos projections, avec les emplois qui seront créés en agrobusiness, tertiaire et dans les numériques, nous créerons entre 1500 à 5000 emplois directes et indirects. Le secteur de numériques créera à lui seul près de 1500 à 2000 emplois à travers Data Center commercial qui sera installé en sou sol sur le site. L’organisation dont nous sommes le Secrétaire Général l’Agence pour le développement d’Afrique centrale et francophone, est en train de construire avec un promoteur ivoirien, la Société Kanvoo et une sous-traitance du groupe français Bolloré, un Data center commercial à Abidjan(Côte d’Ivoire). Nos études, confortent qu’une installation de Data center à Sokodé, accélérera plusieurs projets dans la partie septentrionale de notre pays. C’est dans ce cadre et sur recommandation d’un ami étranger du Chef de l’Etat, nous avons rencontré Madame le Ministre des Poste et de l’économie numérique Mme Cina LAWSON, accours d’une conférence des hommes d’affaires à Paris(France) en 2016, pour lui soumettre notre projet.

Concrètement à quoi servira Data Center…

Sylvain Koffi SASSE : le Dater central commercial par exemple, permettra la connexion haut débit, les archivages numériques pour les entreprises, des formations à distance, et une e-université à Sokodé. Car chaque année, il y a près de 40.000 bacheliers au Togo alors que nous n’avons que deux universités. Nous sommes en discussions avec un institut français qui a une e- école qui est opérationnelle déjà dans un pays d’Afrique centrale. Le data center commercial de Sokodé permettra d’attirer les start up et une partie des plus de 3000 entrepreneurs de la diaspora africaine.

Quel est le chiffrage global de ce projet citoyen diaspora africaine de Sokodé

Sylvain Koffi SASSE : Le coût global du projet est de 17 millions d’euros dont 2 million pour la construction d’Ensemble commercial et 15 millions pour le Data Center commercial. Le budget de l’Ensemble commercial est séparé de celui de Data center pour des raisons de stratégies internes de la Société de Gestion du Centre d’Affaires de Sokodé(SOGECASO)..Ce projet diaspora africaine est financé 100% par des investissements privés. Par ailleurs faut-il vous confier que nous dans notre business modèle, nous sommes allés très loin en intégrant l’économie sportive par un projet de proposition de fusion des trois Clubs sportifs de la ville de Sokodé.

Quoi ! Une première ?.

Sylvain Koffi SASSE : Si ! Vous savez ? Au Togo ; Sokodé est la ville qui compte beaucoup supporters femmes et hommes confondus selon nos études. Pourtant les dirigeants des trois Clubs de la ville n’ont aucun plan managérial pour leur équipe en vue de créer une économie du sport, et par voie de ricochet un développement de l’économie locale. Les supporters des clubs de la ville ne sont pas structurés en association comme nous pourrons le constater en Europe. Nous avons posé la question à des habitants de la ville. Ces derniers nous répondaient que les multiplications des clubs sont dues aux manœuvres des dirigeants de SEMASSI FC, qui recrutaient les joueurs au Ghana au détriment des talents locaux. D’autres par contre nous justifiaient ces multiplications des clubs par la politisation à outrance de la vieille classe dirigeante de SEMASSI.

Vous leur avez répondu ?

Sylvain Koffi SASSE : Nous leur avons répondu en substance <<… nous avons horreur du désordre ! Sokodé n’est pas Milan, ni Madrid. Le Togo ce n’est pas l’Espagne, ni l’Italie. …Nous avons trouvé pour vous, des partenaires allemands et français pour le Club…mais il faut une fusion des trois Clubs entre autres Tchaoudjo Atheleco Club, Unisport, SEMASSI FC. Etc.. La Société de Gestion du Centre d’Affaires de Sokodé, a prévu que toutes les sociétés qui seront sur le site de l’Ensemble commercial sponsorisent ou deviennent partenaires de l’unique Club de la ville de Sokodé, après fusion. Ce nouveau Club prendra le nom de SEMASSI FC. >>. Ils ont compris notre démarche pour Sokodé..

Quelle est votre vision sportive de la ville de Sokodé

Sylvain Koffi SASSE : Dans la mise en place de notre économie du Sport, nous avons besoin d’une seule équipe qui doit avoir le nom de SEMASSI FC. Car le nom SEMASSI a une signification historique et traditionnelle. SEMASSI est le pluriel en tem de guerriers( composé de plusieurs ethnies) du Roi OURO DJOBO BOUKARI SOMÖ. Nous comptons s’inscrire dans la tradition et .pour y arriver à une seule équipe dans la ville en vue d’attirer les investisseurs de l’économie sportive, il est impérieux de fusionner les trois équipes de la ville, avoir une nouvelle équipe dirigeante non politisée et élue démocratiquement et une structuration des supporters par la création des associations ou clubs de supporters pour pouvoir vendre des produits dérivés(maillots, parfums, casquettes, briquets, etc…).. Nous avons imaginé un autre cas de figure qui est de proposer SEMASSI FC seul, aux investisseurs sportifs, qui mettront ensuite en place un programme managérial qui suscitera l’adhésion des deux autres, pour une fusion. Pour ce qui est de la structuration des supporters, la Société de Gestion du Centre des Affaires de Sokodé(SOGECASO) sponsorisera les associations de supporters de Komah, où se trouve l’Ensemble commercial et celles des localités qui abriteront nos ateliers de transformations des produits agricoles bruts, et l’équipe SEMASSI FC. Nous avons trouvé des partenaires européens qui acceptent de prendre l’équipe de la vile de Sokodé. C’est dans ce cadre que nous avons rencontré Mr AGOROH Lopez, qui également membre de la diaspora et de de Tchaoudjo Athelico Club qui a partagé notre vision .à 100%..Mr AGOROH Lopez nous a compris qu’il y va de l’intérêt des habitants de la ville. Il y a des doléances qui ont été formulées.. Nous rediscuterons avec Mr AGOROH Lopez avant début de l’été et un rapport sera remis aux Présidents des clubs de la ville avec une proposition de fusion.

Et, si certains dirigeants refusent de fusionner leur club au profit de SEMASSI FC ?

Sylvain Koffi SASSE : Nous sommes dans les discussions, attendez d’abord le rapport qui sera établi à la fin des négociations et les réactions de différents Présidents de Clubs. Nous ne voyons aucun inconvénient pour que les Présidents de Clubs soumettent notre proposition de fusion aux votes de leurs supporters. Cela s’appelle aussi la démocratie participative. Nous vous tiendrons informer.

Nous arriverons à la fin de notre long entretien. Votre vœu pour l’année 2018

Sylvain Koffi SASSE : Nous souhaitons une belle et heureuse année au Peuple togolais, au chef de l’Etat, à la classe politique et tous les opérateurs économiques et artisans. Enfin nous ambitionnons vivement que Sokodé soit l’une des villes africaines de demain par son modèle économique, politique et social, mais c’est le travail de tous : pour faire vivre les gens ensemble en pensant non seulement à la ville mais à un maillage cohérent de tous les territoires, c’est le développement d’une micro-économie de proximité qui permet de définir des plans macro-économiques sur des bases réelles et pérennes et non sur les fantasmes de quelques -uns. Nous avons à cet effet des sollicitations des villes du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Congo Brazzaville et du Sénégal pour notre business model. Nous vous remercions.

Propos recueillis par William Missiwo

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