La CENI et l’élan de fraude électorale du RPT/UNIR

La CENI et l'élan de fraude électorale du RPT/UNIR
Siège de la CENI à Lomé

Par Marcelle Apévi, togo-online.co.uk

Faure Gnassingbé et ses sbires ne veulent décidément rien comprendre de l’histoire de l’apogée des gloires en fin de course. Contrairement à la sagesse qui voudrait que ceux-ci tirent des leçons de ce qui se passe dans des pays frères et amis, ils s’entêtent et se terrent dans leurs ignominie suicidaire qui fait d’eux de jusqu’au-boutistes perdants.

Le pays est toujours sensible et peut sombrer à tout moment. C’est en tout cas, ce qu’il convient de dire face à la ténacité de ce régime, acharné à rester d’où le peuple le chasse à travers une lutte très engagée qui ne faiblit pas.

Alors que les acteurs attendent que Faure Gnassingbé prenne le pas sur la déchéance pour prononcer un discours de retrait de son projet de président à vie, l’homme excelle dans la roublardise et provoque les sentiments des togolais.

Dans un communiqué rendu public ce 8 août, jour même où la CEDEAO a rencontré les protagonistes pour clarifier le contenu réel de la feuille de route, donc exposé la fraude du régime sur le communique final qui a sanctionné les travaux du 53ème sommet de l’organisation tenu le 31 juillet dernier à Lomé, la très controversée Commission Électorale Nationales dite Indépendante (CENI) publie un communiqué pour annoncer la reprise du processus unilatéral qui était en cours et dont l’arrêt a été ordonné par les facilitateurs, fans le soucis de garantir un climat de confiance favorable au bon déroulement du dialogue.

Il s’agit à travers ce communiqué, pour le régime, de poursuivre la fraude en préparation à travers la bande de canailles chargée d’organiser les élections fauriques, plutôt truquées.

Selon le communiqué, la CENI du Professeur Kodjona KADANGA, le nouveau Taffa Tabiou informe l’opinion de la poursuite de son travail afin de remplir, dit-on, les exigences de la CEDEAO.

Ce communiqué, selon les acteurs sérieux, n’est qu’une provocation qui nécessite l’interpellation de la CEDEAO à prendre sa responsabilité face à ce régime qui n’a rien perdu de ses démarches. S’entêter à poursuivre un processus bancale dans un contexte de dialogue pour régler une crise née de fraudes électorales et de l’obstination de Faure Gnassingbé à s’éterniser au pouvoir contre la volonté du peuple, est un signal fort que ce régime n’a aucune crédibilité et ne peut donc pas respecter quelque recommandation que ce soit. Il convient donc, surtout qu’il a démontré sa mauvaise fois en traficotant le communiqué final de la CEDEAO, que les chefs d’État et les nouveaux dirigeants qui ont été élu et qui ont prêté serment le 31 juillet dernier à Lomé, prennent leur responsabilité face à l’histoire en arrêtant ce régime qui risque de réveiller le tigre qui sommeille dans le coeur de ce peuple qui fait jusque-là, preuve de pacifisme.

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